D’abord, de quoi parle-t-on ?
L’intelligence artificielle n’est pas une seule chose. Le mot désigne des programmes qui apprennent à partir d’un très grand nombre d’exemples, plutôt que de suivre des règles écrites une à une. Une IA qui reconnaît un visage sur une photo, un GPS qui prévoit les bouchons, un correcteur d’orthographe : ce sont des IA.
Celles dont tout le monde parle aujourd’hui sont les IA génératives : elles produisent du texte, des images, du son ou du code. Pour écrire, elles prédisent, mot après mot, la suite la plus probable, à partir de tout ce qu’elles ont lu pendant leur entraînement. Elles ne consultent pas une liste de faits vérifiés : elles produisent un texte plausible.
Ce qu’elle fait bien
- Résumer, reformuler, expliquer autrement.
- Traduire, corriger, proposer un plan.
- Trouver des idées, faire des listes, comparer des options.
- Écrire du code simple, analyser beaucoup de données très vite.
Ce qu’elle fait mal
- Elle peut inventer. Une date, une citation, un livre qui n’existe pas : on parle d’« hallucination ». Le plus piégeux, c’est qu’elle le fait avec le même aplomb que lorsqu’elle a raison.
- Elle reproduit les biais des textes qui l’ont entraînée : des clichés sur les métiers, les filles et les garçons, les origines.
- Elle n’est pas toujours à jour : selon l’outil, elle peut ignorer ce qui s’est passé récemment.
- Elle n’a pas d’expérience du monde : elle n’a jamais soigné, construit, consolé ou négocié.
Ce qu’elle ne fait pas
Elle ne sait pas ce qui compte pour toi, ne ressent rien et ne porte aucune responsabilité. Elle peut t’aider à réfléchir à ton orientation, mais pas choisir à ta place : c’est exactement notre règle, « des pistes, jamais un verdict ».